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Territoires : des résidents de moins en moins "secondaires"


Un profil trop longtemps ignoré : les résidents "secondaires"


Quand on travaille une stratégie de développement territorial, surtout si le territoire n’est pas une grande ville, il faut chercher largement en impliquant les plus grand nombre. Ce qui peut apparaitre comme un point faible est en réalité, nous le pensons, une chance. Une chance d’assurer la diversité de l’écosystème qui émergera. Sa durabilité aussi. En effet, la mobilisation d'un territoire ne peut s’appuyer sur un nombre trop restreints d’acteurs.



Pourquoi penser aux résidents secondaires


On pense à mobiliser les entrepreneurs, les créateurs d’entreprises, plus rarement les formateurs, les médias, encore plus rarement (et c’est un tort!) les acteurs de la culture.

Mais on ne pense quasiment jamais aux résidents secondaires. Pourtant ces derniers ont fait le choix du coeur et sont des alliés engagés de votre territoire qu'ils ont choisi sans contrainte aucune.


Pourquoi ? Parce que, comme c’est le cas avec les seniors (qui deviendront de plus en plus souvent des entrepreneurs), on considère les résidents secondaires d’abord comme des habitants qui coûtent et rapportent peu à la collectivité. En effet, les volets fermés sont un problème dans beaucoup de villes touristiques. Des gens absents qui paient leurs impôts locaux, soit, mais qui ne participent souvent pas à la vie de la commune et font peu fonctionner les commerces.

Que peut-on attendre de ces « Parisiens »?

En fait beaucoup !



Vivre… et travailler à la campagne !

Le développeur territorial s’efforce de faire émerger une dynamique collective. Celle qui permettra à son espace de coworking de ne pas être vide par exemple, celle qui lui permettra d’afficher un écosystème vivant (qui organise des animations en soirées, des afterworks, des apéro twitter, des opérations de mécénat, des forum du stage…), celle qui poussera les entreprises locales à recruter et se développer sans s’expatrier.

Le boom de l'immobilier dans les villes moyennes et les territoires ruraux sonne le top départ d'une arrivée de nouveaux profils : C'est une deuxième résidence principale qu'ils achètent et non une résidence secondaire. Leur travail sera, pour beaucoup d'entre eux, réalisable depuis votre territoire. Il s'agit donc de leur faire pousser des racines !


Alors pourquoi mobiliser les résidents secondaires volontaires à cette démarche et tenter de les intégrer au coeur d’un écosystème ?


L’intérêt de cette population est multiple :

  1. toucher et mobiliser une cible « alliée ». En effet, au même titre que les télétravailleurs, ces résidents sont souvent très demandeurs de s’enraciner sur un territoire qu’ils affectionnent,

  2. alimenter l’écosystème du territoire avec des profils expérimentées et qui disposent souvent d’un réseau d’influence qui va intéresser vos entreprises,

  3. accueillir de potentiels futurs salariés pour faciliter le recrutement des entreprises de votre territoire. En effet, des cadres disponibles pour un recrutement local, cela ne se refuse pas !

  4. identifier des investisseurs potentiels pour une implantation locale d’entreprise, ou une collaboration avec d’autres porteurs de projets,

  5. développer leur présence dans leur résidence et tendre vers une occupation plus pérenne et une participation à la vie locale plus régulière.

Et puis, la frontière entre week-end, vacances et travail est de plus en plus ténue… Les maires ruraux vous le diront : Les volets s'ouvrent dès le jeudi ! les vendredis et lundis, l’occupation en mode télétravailleur, des résidences secondaires est de plus en plus importante. Autrement dit, le Directeur financier parisien qui arrive le jeudi soir dans sa maison de campagne pourra épauler le vendredi matin un jeune entrepreneur autour d’un café, et il le fera avec plaisir. Cela convaincra l'un et l'autre qu'ils ont choisi le bon territoire.

L’attractivité d’un territoire passe, aujourd’hui, surtout par l’engagement de son écosystème dans la réussite de chacun.



Un enjeu : Identifier et accueillir les nouveaux résidents "secondaires"


Nous avons mis en place une stratégie d'identification et de mobilisation pragmatique et efficace. Elle permet de mobiliser plusieurs profils comme les élus ou les acteurs de l'immobilier. Elle permet également d'animer ces nouveaux arrivants en les faisant participer pleinement et rapidement à une dynamique locale.

En définitive, il s'agit de les convaincre qu'ils ont choisi le bon territoire, de leur accorder une place d'acteur, et donc de les fidéliser car l'achat d'une maison n'est qu'un premier pas, encore fragile, d'intégration.



Les tiers-lieux, espaces clés d'accueil des nouveaux résidents


Les tiers-lieux, espaces de coworking en particulier, agissent comme un aimant pour les nouveaux résidents. En effet, ils sont les lieux où le télétravailleur ou bien l'entrepreneur indépendant se sentira moins seul, le lieu qui lui permettra de séparer travail et vie privée. Le lieu où il bénéficiera des petits conseils qui font toute la différence : Où aller pique-niquer à l'ombre ce week-end, quel docteur est disponible, où acheter des légumes chez le producteur, quel parcours de jogging, mais aussi quel expert comptable choisir...

Encore faut-il que ces espaces soient identifiés par des résidents secondaires disséminés sur les territoire et souvent peu connus.


Le lieu, enfin, où il nouera les premières amitiés de "voisinage"

Cela implique de créer un lieu, mais surtout de construire une vraie communauté active dans ce nouveau tiers-lieu. Beaucoup de territoires, d'entreprises, de foncières, se lancent.



-> Vous souhaitez échanger sur cet enjeu pour votre territoire ? Prenez simplement RDV ici : Je vous propose un call ou une visio.




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